Affaire de Bavure militaire à Akato: ces contrevérités dans le communiqué qui dérangent





endu le jeudi 15 septembre 2011 par la Cour Suprême confirment les rumeurs qui ont toujours fait état de ce que rien ne va entre les fils de feu

L’histoire du jeune homme battu à mort par des militaires togolais en poste à la frontière Togo-Ghana, fait encore des remous sur les réseaux sociaux. Indignation, colère, tristesse et révolte sont les sentiments observés chez les uns et les autres. L’on ne comprend pas pourquoi pour un oui ou pour un non, on enlève la vie d’un homme de la sorte.

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Quelques jours après cette bavure militaire, les langues se délient, les proches de la victime se confient. Les réactions ou les témoignages semblent en déphasage avec le communiqué officiel rendu public par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile sur le drame.

Dans ce communiqué du ministre en charge de la Sécurité qui a regretté l’incident, on y lit : « D’après les faits, les deux militaires auraient sollicité les services de la victime qui leur est familière pour les aider à recharger un téléphone portable. Ayant constaté que le jeune homme ne revenait pas jusqu’à la tombée de la nuit, les deux militaires se sont mis à sa recherche dans le but de récupérer leur téléphone, rapporte le ministère de la Sécurité et de la Protection Civile. Ils finissent par mettre la main sur celui-ci très tard dans la nuit en possession du téléphone objet de la discorde. Sauf que l’appareil ne contenait plus de carte SIM (..). Incapable d’expliquer la disparition suspecte de cette carte SIM, il décide de prendre la fuite. Il est poursuivi et rattrapé dans la brousse avant d’être conduit au poste où il a subi des sévices corporels. Le jeune BEDI Gedzah sera récupéré plus tard par deux de ses parents et évacué dans un centre de soins de santé ghanéen. Le lendemain, les parents de la victime informent les services de sécurité que cette dernière a succombé aux environs de 3 heures du matin. Le corps est ramené au Togo et déposé à la morgue du CHU Sylvanus OLYMPIO après les premières constatations faites par un médecin requis à cet effet ».

Sauf qu’il y a deux contrevérités dans ce document rendu public. Selon les investigations auprès des proches de la victime, c’était une carte mémoire que les militaires n’ont pas retrouvé dans le téléphone portable. Et non une carte Sim. Bref, d’aucuns diront que ce n’est pas important ce détail, puisque le ministère peut se tromper de carte ou peut ne pas faire la différence entre les deux. A l’heure de cette poussée technologique dans le monde ? Se demande l’autre. Passons !

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L’autre couac du communiqué, c’est lorsqu’on affirme que le corps a été déposé à la morgue du CHU Sylvanus Olympio. Ça n’a jamais été le cas, selon les proches de la victime. A les en croire, c’est dans un hôpital au Ghana que le jeune homme a rendu l’âme. Lorsque le drame a été signifié à la partie togolaise, ce sont les autorités de la commune du Golfe 7 qui se sont transportées à la frontière et ont demandé l’examen du corps.

Le corps a été ramené à la frontière, plus précisément à « no man’s land » (la bande de terre qui sépare le Togo et le Ghana). « Le corps n’est jamais rentré au Togo », a confié un proche. Après l’examen du corps, il a été retourné au Ghana. Les proches en colère, ne voulaient pas amener le corps au Togo.

Voilà en réalité ce qui s’est passé lors de ce drame. Et quand dans le communiqué, on lit ces contrevérités, on tombe des nus. Dans tous les cas, cela ne surprend aucun Togolais quand on se réfère à des incidents antérieurs avec des communiqués officiels tout aussi confus que tendancieux.







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