Doing Business : la présidente du FMI sous la menace d’une lourde sanction





Le Conseil d’administration du FMI se prononcera « très bientôt » sur le maintien ou non de sa directrice générale, Kristalina Gueorgieva, accusée d’avoir manipulé des données d’un rapport en faveur de la Chine quand elle était directrice générale de la Banque mondiale.

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A la suite d’une réunion vendredi, le Conseil du Fonds monétaire international a fait état « de progrès significatifs » dans la compréhension de ce dossier mais « il a convenu de demander de nouveaux détails avec l’idée de parvenir à une conclusion très bientôt », selon un communiqué d’un porte-parole.

Le Conseil pourrait se réunir de nouveau samedi.

Le temps presse alors que le FMI et la Banque mondiale entament lundi leurs réunions d’automne.

La question du maintien de Mme Gueorgieva, 68 ans, à la tête de l’institution internationale est posée depuis la publication, mi-septembre, des conclusions d’une enquête du cabinet d’avocats WilmerHale, menée à la demande du comité d’éthique de la Banque Mondiale.

Cette enquête a pointé des irrégularités dans la rédaction des éditions 2018 et 2020 du rapport « Doing Business » de la Banque Mondiale. Ses auteurs ont accusé Kristalina Gueorgieva d’avoir fait pression sur ses équipes quand elle était directrice générale de la Banque mondiale pour que la Chine obtienne un classement plus favorable.

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Mme Gueorgieva, d’origine bulgare et économiste de formation, nie en bloc les faits qui lui sont reprochés.

Mme Gueorgieva a pris la tête du Fonds le 1er octobre 2019 pour remplacer Christine Lagarde qui avait été nommée à la Banque centrale européenne. Elle était alors la seule candidate.

La publication du rapport « Doing Business » a été immédiatement suspendue après les révélations du cabinet WilmerHale.

Cette étude, qui passe au crible le cadre réglementaire des pays pour savoir quels sont ceux qui sont les plus favorables au lancement d’entreprises, avait fait l’objet de nombreuses polémiques, ayant conduit jusqu’à la démission du chef économiste de la Banque mondiale Paul Romer.

Avec Republic Of Togo







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