Faure Gnassingbé et la CEDEAO tiennent en joue des militaires russes





Le 60e Sommet de la Cédéao s’est déroulé dimanche à Abuja en présence du président Faure Gnassingbé.

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Les dirigeants ouest-africains ont exprimé leur ‘forte préoccupation’ quant aux processus de transition en Guinée et au Mali. Ils ont déploré l’absence d’indicateurs clairs d’un éventuel retour à l’ordre constitutionnel.

En ce qui concerne la Guinée, le Sommet s’est félicité de la décision récente des autorités de transition de permettre à l’ancien président Alpha Condé de rentrer chez lui librement.

Toutefois, la Cédéao reste très préoccupée par le fait que plus de trois mois après le coup d’Etat, un chronogramme pour le retour à l’ordre constitutionnel n’a toujours pas été publié. Elle demande aux autorités de la transition de soumettre rapidement le chronogramme pour les élections devant se tenir dans le délai arrêté.

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Les sanctions restent en place.

Concernant le Mali, les membres de la Cédéao ont regretté le fait que l’échéance du 27 février 2022 pour la tenue des élections risque de ne pas être respectée.

Elle met en garde la junte contre le recours à une société de sécurité privé.

Une allusion claire au Groupe Wagner qui emploie des mercenaires, notamment en Centrafrique et en Syrie.

« Si à la fin de décembre 2021 aucun progrès tangible n’est réalisé dans la préparation des élections, des sanctions additionnelles seront imposées dès le 1er janvier 2022. Ces sanctions incluront notamment des sanctions économiques et financières », indique le communiqué final publié à l’issue du Sommet.

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Enfin, les dirigeants africains se sont déclarés préoccupés par la détérioration de la situation sécuritaire au Sahel, caractérisée par la récurrence des attaques terroristes au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria, et l’extension des attaques aux pays côtiers.

CEDEAO COMMUNIQUE FINAL







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