Feuille de route 2020-2025 : la protection civile, l’oubliée de la militarisation de Lomé





Agoè-Moto cross devant Golfe club, Entreprise de l’union, Djidjolé en face de l’ex pharmacie Bon secours, GTA,  Casablanca, l’hotel Merlot, station Shell Nyekonakpoe, au quartier administratif… sont les quelques points de la capitale togolaise où sont positionnées chaque jour des fourgonnettes de la police ou de militaire dans le but d’assurer une protection  rapprochée et rapide à la population.

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La situation géo-stratégique de la sous région avec des menaces sur le plan  sécuritaire plaide pour ce maillage de la capitale et au-delà du pays. Mais  force est de constater que rien n’est fait en matière de la protection civile. Lomé est de plus en plus militarisée mais au même moment rien n’est fait  en ce qui concerne la protection civile. C’est bien vrai que les autorités ont à cœur d’assurer la sécurité du pays et de leurs concitoyens  mais encore faut-il qu’elles allient cette sécurité à la protection civile car on ne peut assurer la sécurité d’une population que quand celle-ci est en vie. Ici tout se passe comme si la protection civile est le cadet des soucis des gouvernants togolais. Sinon comment comprendre que ce fort déploiement d’arsénal militaire en pleine capitale et qu’au même moment Lomé manque d’ambulance. 

Pendant que la ville se militarise avec le renforcement de moyens roulant, paradoxalement on assiste au  retrait des ambulances qui entre-temps étaient positionnées à Adidogomé et au rond-point CIM-Togo pour écourter les délais d’intervention aux heures de pointe. Aussi, la ville ne dispose que de deux unités de secours qui, si elles ont les engins disponibles, mettent 7 à 2 h de temps avant d’intervenir quand on les sollicite. 

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Doter chaque commune d’unité de secours prêtes à parer au plus pressé sera la preuve que les autorités togolaises ont à cœur le bien-être du pays. Sinon, il ne sert à rien après plus de six décennies d’indépendance de solliciter une aide extérieure avant de répondre à ses missions régaliennes. La loi sur la programmation militaire devrait en principe contribuer à doter aussi le service des sapeurs pompiers de moyens adéquats pour bien jouer leur partition. 

Que ce cri de cœur tombe dans le cœur de qui de droit.

 Francine DZIDULA / togoscoop.info







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