Nouveau quinquennat de Patrice Talon: Les règles seront-elles encore changées ?





De quoi parler? De la gifle ou de la gifle ? Celle reçue par Netanyahou ou celles que nous recevions par inadvertance de nos mamans petits ? Si vous vous attendiez à une autre gifle, c'est que vous êtes
Après avoir promis sans frein un mandat unique de cinq ans aux béninois, Patrice Talon a fini par se dédier. Avant d’opter pour un second mandat, le Chef de l’État s’est d’abord vu proroger à tort ou à raison de 45 jours, celui premier. Une proposition de rallonger de deux ans son dernier mandat constitutionnel en étude au parlement peut se révéler comme le point zéro d’une gestion de sept ans au lieu de cinq, à la tête du pays.

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“Surgir, agir et disparaître”! Il y a six, Patrice Talon et son équipe de communication reprenaient en chœur ce slogan, dont Nelson Mandela était le précurseur. Cela, pour signifier haut et fort son désir de faire comme Madiba, un mandat unique de cinq ans et se retirer. Après son accession au pouvoir à l’issue d’une présidentielle âpre en 2016, l’homme le plus fortuné du Bénin indépendamment de la Loi fondamentale en vigueur en ce moment, n’a cessé de réitérer cet engagement propre à lui, chaque fois qu’il avait l’occasion. Il disait en faire même une motivation personnelle, même si l’idée n’arrivait pas à être constitutionnalisée.

Seulement, il a suffi le rejet de son projet de révision de cette Constitution le 4 avril 2017 par 23 députés de l’opposition, pour que cette promesse devienne un pipeautage, teintée désormais d’une politique de “ruse et de rage”. Autrement, en parvenant à finalement réviser la Constitution, Patrice Talon n’a pu délibérément, instituer ce mandat unique. Lequel a ainsi cessé d’être son crédo. Et ce n’est pas tout. En instaurant des élections générales ou alignées, les députés ont prorogé de 45 jours, le mandat présidentiel. Ceci, alors que le Président de la république avait prêté serment pour un mandat de cinq ans.

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Finalement, de cinq ans comme gage, Patrice Talon fera cinq ans et 45 jours et ce, en plus d’un nouveau mandat constitutionnel de cinq ans qui débute ce 23 mai. Une rallonge qui n’a de ce fait pas manqué de créer un environnement crisogène, qui continue de caractériser le Bénin. Et comme cela ne suffisait pas, une autre prorogation du mandat du Président de la république et celui des institutions prend corps au parlement. Le citoyen à l’origine de cette initiative propose donc aux députés de ramener à sept ans, ces mandats en cours de route. D’ores-et-déjà transmise à la Commission des lois pour étude, cette proposition bat curieusement son plein dans les médias, à l’instar de l’opinion. Si les justifs qui corroborent cette optique ne sont pas encore connus, il n’est pas maladroit d’être craintif, même si cette Commission n’a encore rendu public son rapport, à cet effet. Néanmoins, cette crainte est plus que justifiée. Car, l’honorable Dakpè Sossou, figure majeure de la galaxie Talon avait, il y a cinq ans de cela, jeté un dé pareil, devant micro et caméra. Reste à savoir si sa prophétie, plus que jamais d’actualité, se réalisera au cours du mandat qui débute après la prestation de serment du chef de l’Etat ce 23 mai.

J.G







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