Scandale : qu’est-ce qui a tué cet enfant de 7 ans à Agoè Zongo ?





Le décès d’un enfant de 7 ans à l’École primaire publique d’Ahoussa Zongo d’Agoè (commune d’Agoè-Nyivé 4) est au cœur des débats ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

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Raouf, c’est son nom, est un écolier en classe de CEP2 à l’École primaire publique d’Ahoussa Zongo d’Agoè. Celui-ci a rendu l’âme dimanche 28 novembre 2021 à la suite d’une courte maladie. Les causes réelles de son décès sont toujours inconnues.

Mais, d’après les proches, l’enfant est décédé des suites d’une douleur ressentie au pied. Douleur qui serait occasionnée par des coups de bâton qu’il aurait reçus à l’école.

« Raouf était allé à l’école jeudi 25 novembre comme d’habitude et parce qu’il aurait bavardé en classe, sa maîtresse d’école l’a fait sortir et lui a asséné plusieurs coups de bâton aux mollets. Le lendemain vendredi, Raouf ne pouvait plus se tenir debout sans aide. Son grand frère a été envoyé pour demander la permission pour lui, comme il ne pouvait pas se présenter à l’école. Sa maîtresse a répondu qu’elle n’est pas étonnée, vu ce qu’il a pris comme raclé la veille. Samedi, sa santé ne s’améliorait pas, il a été amené à l’hôpital pour des soins. Des analyses ont été faites, une radio pour voir s’il avait eu des lésions internes, rien. Des médicaments sont prescrits et il est ramené à la maison. Dimanche, la situation s’est empirée, ses jambes se raidissent. Il est ramené à l’hôpital, après quelque temps, il s’est plaint de douleurs au cœur, puis a rendu l’âme », a posté un internaute qui se présente comme l’oncle de l’infortuné.

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La maîtresse du petit, a-t-elle réellement assené plusieurs coups aux mollets de Raouf qui lui ont coûté la vie ?

L’Agence de presse AfreePress a cherché à en savoir davantage en s’approchant des responsables de cet établissement.

Et d’après le Directeur du groupe B de l’EPP Ahoussa Zongo d’Agoè, le petit garçon est effectivement décédé, mais pas exactement dans les circonstances rapportées par les parents sur les réseaux sociaux.

« Nous avons appris le décès de Raouf le lundi 29 novembre 2021 et c’est son père qui est venu nous annoncer la mauvaise nouvelle. Nous avons été surpris et nous avons demandé ce qui s’était passé. Il a dit que l’enfant se portait bien, mais a eu dans le week-end quelques malaises. Mardi, nous sommes allés présenter nos sincères condoléances à la famille », a-t-il confié.

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Les premiers responsables de l’établissement avouent être surpris de la tournure des événements. Particulièrement, sa maîtresse qui est accusée d’avoir « asséné » plusieurs coups de bâton aux mollets de l’enfant.

« Contrairement à ce qui se dit, c’est le mercredi 24 novembre 2021 que l’enfant est venu à l’école et il boitait. Sa maîtresse a remarqué cela et a demandé à savoir ce qu’il avait au pied. L’enfant a répondu qu’il a mal. Le jeudi 25 novembre, Raouf n’était pas venu à l’école ainsi que le vendredi. Nous faisons le contrôle chaque jour et chaque absence est rapportée dans un cahier. Mais nous sommes surpris que ses parents disent qu’il était venu le jeudi », a-t-il déploré.

En plus, le Directeur affirme que l’usage du bâton est interdit dans son établissement.

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« Je fais le contrôle régulièrement, le bâton est proscrit dans notre école. Comment une dame peut-elle donner des coups aux mollets d’un enfant à tel point que cet enfant décède plus tard ? La main sur la conscience, ce n’est pas vrai. L’inspecteur de l’enseignement est venu ainsi qu’une délégation des affaires sociales, on a interrogé les enfants si la maîtresse a donné les coups à Raouf, mais les enfants ont répondu non. Donc c’est une affaire que nous ne comprenons pas », a confié celui-ci qui précise par ailleurs que les analyses et la radiographie effectuées à Raouf lors de son évacuation à l’hôpital le samedi 27 novembre, n’ont montré aucune lésion interne.

De plus, le Directeur s’étonne que le père du défunt n’ait rien dit au sujet des présumés coups de bâton, lorsqu’il était venu annoncer le décès de son fils.

Avec Afreepress







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