Sérail: des révélations du PDG de EBOMAF sur l’avion présidentiel de Faure Gnassingbe





Samedi dernier à Ouagadougou au Burkina Faso, le PDG du groupe EBOMAF, Mahamadou Bonkoungou a fait des déclarations qui font écho à Lomé. Il a révélé que le Togo, après plus de 60 ans d’indépendance, ne dispose pas d’un seul avion présidentiel. C’était au cours d’une conférence presse où il défendait sa compagnie aérienne Liza Transport international (LTI) accusée d’empêcher le gouvernement burkinabé d’acheter un aéronef.

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En voulant défendre sa compagnie devant les médias burkinabés, le PDG Mahamadou Bonkoungou a lâché dans la foulée une information qui a surpris bon nombre de Togolais. A entendre l’homme d’affaires burkinabé, le Togo, le pays du globe-trotteur Faure Gnassingbé, ne dispose pas d’avion présidentiel. Il précise qu’il est cher pour un Etat de disposer d’un aéronef présidentiel, entretenu chaque année, que de louer.

« Je défie quiconque de me dire le contraire. Je gère dix avions et je sais ce que ça coûte. La Guinée, le Bénin et le Togo n’ont pas d’avion présidentiel. La Côte d’Ivoire, elle, en a », a souligné Mahamadou Bonkoungou.

Et pourtant, à chaque déplacement du chef de l’Etat Togolais, Faure Gnassingbé, ont le voit monter à bord d’un avion flanqué de la mention « République togolaise ». Si l’on s’en tient aux déclarations du patron du groupe EBOMAF, l’avion présidentiel de Faure Gnassingbé est une location. 

Selon Mahamadou Bonkoungou, l’une des raisons qui empêchent également les Etats d’acquérir des aéronefs est liée à la qualification du personnel. « Le Boeing 727 est comparable à la Peugeot 404. C’est un avion mécanique, c’est-à-dire qu’il n’est bourré d’électronique. Nos pilotes ici à la base aérienne sont formés pour ces avions. C’est pareil au Togo, mon pays adoptif, au Bénin, en Guinée dans beaucoup d’autres pays. Nos pilotes sont qualifiés sur les Boeing 727, mais pas sur les Airbus A319, 320, 321 qui ne sont pas bourrés d’électronique. Avant qu’un Etat ne pense acquérir ce type d’avion, il devra former le personnel de maintenance et qualifier les pilotes. Aucune rubrique des budgets des Etats ne prévoit ces dépenses », a-t-il précisé. 

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Ces déclarations de Mahamadou Bonkoungou sur le Togo surprennent plus d’un. Pour les observateurs, c’est simplement triste pour ce pays qui, après plus de 60 ans d’indépendance, ne dispose pas d’avion présidentiel.







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