Togo: quand les promesses du mandat social ne se sont pas tenues





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Il se passe un fait aussi flippant que déplorable sur plus d’une artère de la capitale, précisément aux arrêts des feux tricolores. On a souvent vu (et on continue de voir) des enfants de rue qui, au désespoir, ont toujours fait leur métier de « cireur de voiture », histoire de ne pas finir la journée sans le sou.

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Mais à peine les vacances sont-elles arrivées que l’on voit un autre lot de ces enfants venus considérablement augmenter le nombre. Mais les nouveaux venus, qu’il convient de qualifier de novices, s’y prennent autrement. Contrairement aux « professionnels », ces derniers s’occupent non pas de laver, le temps de l’arrêt aux feux, les voitures au moyen de chiffons imbibés d’eau, mais des motos qui jusqu’ici n’ont jamais été entrées en ligne de compte de ces enfants dont la plupart ont l’âge compris entre 8 et 16 ans. Fait assez rare pour attirer l’attention des passagers qui eux-mêmes surpris, en arrivent à sourire face aux multiples suppliques de leurs interlocuteurs qui ne s’empêchent pas d’essuyer tantôt les phares de l’engin, tantôt l’embrayage, quelque impeccables que ces pièces de l’engin fussent.

L’essentiel pour eux est qu’ils essuient, qu’ils attirent suffisamment l’attention du client au passage, pour en obtenir ne serait-ce que des pièces de 50, 100, 200 ou 500 francs. D’autres, plus farceurs, oublient leur numéro de charme et vous assiègent systématiquement en vous demandant de l’argent. Beaucoup ne disent pas non aux 25 francs dont ils affirment qu’ils leur serviront d’étancher leur soif. Classique subterfuge de mendiants bien décidés à gagner à tout prix le moindre kopeck ! Fait encore plus surprenant, les plus âgés, ceux qui ont entre 20 et 25 ans et qui ont de tout temps essuyé les automobiles sans se soucier du passage des conducteurs de motos, interpellent maintenant à leur tour les conducteurs de motos pour les mêmes buts.

C’est dire l’ampleur que prend un phénomène déjà bien ancré au Boulevard du 13 janvier, et qui fait école ailleurs que là. Il faut souligner que ces enfants qui investissent les rues rentrent après leur job chez eux. Un fait caractéristique de la paupérisation des couches les plus défavorisées, de ces parents qui, désargentés et
incapables d’offrir la moindre pitance à leurs progénitures, laissent à leurs corps défendant ces enfants vadrouiller à leur guise.

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La politique sociale de nos autorités est comme grippée. Si après seize années de règne des enfants se font plus nombreux aux artères pour quémander sous couvert de travailler, c’est bien regrettable.

Source; Journal “Le Correcteur” N°997







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