Vincent Hugeux et l’histoire de Gnassingbé Eyadema





En mars 2021, le géopolitogogue français bien connu Vincent Hugeux vient de publier, aux Éditions Perrin, un nouveau bouquin intitulé TYRANS D’AFRIQUE – Les mystères du despotisme postcolonial. Dans cet ouvrage, l’auteur nous livre les résultats que lui ont révélés ses plus récentes recherches concernant notre Alma – mater : l’Afrique.

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L’intérêt particulier que m’inspirent personnellement ces résultats m’amène à vouloir partager la lecture de cet ouvrage avec tous  les authentiques combattants togolais de la liberté. À cet égard, et afin que ces combattants sentent l’eau leur venir à la bouche, je reproduis, ci-après, quelques lignes qui terminent le chapitre portant sur Gnassingbé Eyadéma : « En guise d’héritage, feu Gnassingbé Eyadéma laisse dans son sillage un pays exsangue, meurtri par des décennies de violence et de l’arbitraire, rongé par une vénéneuse polarisation Nord-Sud. Rien ne rend mieux compte de l’étendue des dégâts que le scenario de la succession, piteuse mascarade orchestrée par Charles Debbasch, archétype du juriste dévoyé. Dès le lendemain du « grand malheur », le chef d’état-major des FAT « confie » un pouvoir qu’il ne détient pas à Faure Essozimna Gnassingbé, fils du chef et ministre de l’Equipement, des Mines et des Télécommunications depuis juillet 2003.

Encore faut-il, pour sauver – grossièrement – les apparences, propulser à la hâte ce trentenaire introverti, formé à Paris-Dauphine et aux Etats-Unis, au perchoir de l’Assemblée et distordre la constitution de manière à lui octroyer la magistrature suprême jusqu’au terme du mandat en cours, échu en 2008. Le tollé est tel, au Togo, en Afrique et ailleurs, que l’héritier doit se résoudre à convoquer dès le 24 avril un scrutin présidentiel, qu’il remporte, fraudes massives à l’appui. « Je n’étais pas vraiment préparé, admettra-t-il  trois ans plus tard devant l’auteur de ces lignes. Le président Eyadéma et moi n’en avions jamais discuté. Lui croyait au destin, au choix de Dieu. » Et pensait, à l’image de son « parrain » Houphouët, qu’il ne faut jamais désigner un successeur de son vivant, sous peine d’affaiblir l’emprise exercée sur les siens.

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Largement réélu – du moins si l’on en croit le verdict officiel – en février 2020, « Faure », tiraillé entre la volonté de solder le passif paternel et la crainte de profaner le mausolée familial, ne s’est jamais délesté de son fardeau originel. Ses efforts n’y suffiront pas : le moment venu, il emportera lui aussi dans la tombe ce sceau d’infamie, cette malédiction. » [Op. cit.,pp.147-148]

Salut !!! Chers compagnons de route !

Lomé, le 1er août 2021-08-07

GodwinTété







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